CONSEILS PRATIQUES

1.Composition du sac
2.composition de la trousse de secours
3.trekking d'altitude le MAM

 

1.COMPOSITION DU SAC JOURNEE

NB à moduler selon les saisons

TENUE SUR HOMME:

SAC:

chaussures gore-tex

poncho ou cape de pluie

veste gore-tex

couverture survie

pantalon gore-tex

bonnet

polo

bob

argent

guêtres

carte métro

gants

carte sncf

short

carte clanp/ffrp

polo

clés

chemise dunova ou méraklon

montre

rechanges(bas/polo)

carte(porte-carte)

vivres

documentation (topo) et de quoi écrire doc secourisme

gourde ou thermos
boussole

couverts(verre/bol/picnic)

lunettes de soleil

rando 360 (recharge)

 podomètre

lampe(pile)

appareil photo(pellicules)

jumelles

2.COMPOSITION DE LA TROUSSE DE SECOURS DE RANDO

Attention amis randonneurs ! soyez vaccinés du tétanos !

Lors de l'adhésion n'oubliez pas d'apporter un certificat médical récent !

CARTE TPH OU PORTABLE
MEMENTO
BOITE RIGIDE PLASTIQUE DE 500 à 1000ml

-ELLASTOPLAST 6CM HYPOALLERGIQUE

-PHYSIOPACK (froid)
-SCOTCHCAST (attelle résine)
-EPINGLES A NOURRICE
-CISEAUX
-THERAPIK (piqûre d'insecte)

-COLDIPACK (froid)

-PINCE A ECHARDE

-MICROPORE (adhésif et suture)

-COMPRESSES STERILES (emballage)
-FILET ELASTIQUE (emballage)
-STERI STRIP (suture)

-AIGUILLE ET FIL
-GANT A USAGE UNIQUE
-COUVERTURE SURVIE
-BRIQUET OU ALLUMETTES
-TRICOSTERIL (pansement individuel)
-KLEENEX (compression)

-ALCOOL 90°
-HYDROCLONASONE (eau)
-PARACETAMOL (douleur)
-ASPIRINE (douleur)
-
PARFENAC (anti-allergie/insecte)
-PRIMALAN (allergie)
-COLLYRE BOROCLARGNE (yeux et conjonctivite)
-
BIAFFINE (brûlures)
-
NIFLUGEL (tendinite)
-SAVON DE MARSEILLE (antiseptique)
-SUCRE ( stimulant)

-SMECTA (diarrhée)
-BETHADINE (antiseptique + mycoses)

3 TREKKING D’ALTITUDE MAM

MAM : Mal Aigu des Montagnes

OPHA : Œdème Pulmonaire de Haute Altitude

OCHA : Œdème Cérébral de Haute Altitude

Si la composition de l’air (oxygène : 20,90%) reste invariante jusqu’à 11 000m, la pression atmosphérique diminue avec l’altitude.
Cette baisse de pression de l’oxygène (hypoxie) engendre des troubles : le « Mal Aigu des Montagnes » et ses complications graves (œdème pulmonaire de haute altitude et œdème cérébral et déclenche, heureusement, plus ou moins rapidement, différents mécanismes physiologiques d’adaptation.
La réponse de la ventilation pulmonaire est variable selon les individus et aurait un caractère héréditaire. Elle ne varie pas sensiblement avec l’âge jusqu’à 50ans et elle est indépendante du niveau d’entraînement physique.
Pendant le sommeil, cette ventilation est modifiée et peut induire, dès 3 700m, une ventilation périodique de Cheyne-stockes, pauses respiratoires qui interrompent le sommeil et surviennent pendant une durée variant de 2 à 90 % du temps de sommeil.

Le Mal Aigu des Montagnes

Les troubles en montagnes varient suivant l’altitude, le mode de transport (aérien ou terrestre), le climat, la susceptibilité individuelle et l’acclimatation préalable.
Le Mal Aigu des Montagnes sévit généralement à partir de 3 500m et atteint 50% des individus qui y séjournent plus de 6 heures, mais dans 20% des cas, il frappe déjà à 3 000m.
Sur le chemin de l’Everest, 53% des trekkeurs sont victimes du MAM à des degrés divers.
L’incidence du MAM et ses complications est importante particulièrement chez ceux qui montent vite en altitude. Heureusement, le MAM est plus souvent bénin et ses signes d’alerte limitent la progression.

FACTEURS FAVORISANTS ET PREDISPOSANTS

La vitesse de montée est un élément essentiel dans le déclenchement du MAM.
Susceptibilité plus importante chez la femme dans les formes légères. Sensibilité particulière des enfants ( le MAM est plus fréquent entre 14 et 18 ans qu’entre 18 et 50 ans). Les obèses y seraient très sensibles.
Un sportif entraîné, un montagnard accompli, ne sont pas à l’abri de ce risque.

LES SIGNES

Dans 96% des cas, ce sont des maux de tête.
Dans 70% des cas, ce sont des insomnies
Dans 35% des cas, ce sont des nausées, des vertiges, des oedèmes qui peuvent persister pendant tout le séjour en altitude (paupières, mains), une rétention urinaire (alerte !)

COMMENT DEBUSQUER LE MAM

Maux de tête
Nausées ou perte d’appétit
Insomnie
Vertiges
Pour chaque signe, compter 1 point
Maux de tête résistant à l’aspirine
Vomissements
Pour chaque signe, compter 2 points
Difficulté à respirer au repos
Fatigue anormale
Diminution de la quantité des urines
Pour chaque signe, compter 3 points

ADDITIONNEZ :

De 1 à 3 points : MAM léger
De 4 à 6 points : MAM modéré
Plus de 6 points  : MAM sévère

PREVENTION (essentiel pour limiter les effets du MAM et prévenir ses complications)
Les lois de la montagne : « Ne pas monter trop vite trop haut », « Montez haut, dormez bas ».

Modérer les efforts : Surtout les trois premiers jours pour permettre au cœur et aux poumons d’assurer le nouveau rythme imposé par l’hypoxie et l’inadaptation momentanée ( huitaine de jours) des globules rouges encore en nombre insuffisant.
Vitesse d’Ascension :
Respecter les paliers :

o A partir de 1 700m : dénivelé maximum de 700 m entre deux séjours nocturnes.
o
Et surtout à partir de 3 500 m : dénivelé de 300 à 500 m entre deux nuitées si le séjour est prolongé.
o
En expédition, quand le camp de base est situé à 5 000 m, il faut une semaine de progression à partir de 3 000 m pour atteindre le camp.

Assurer une bonne hydratation durant la période d’acclimatation : boire et reboire

TRAITEMENT

MAM léger (jusqu’à 3) : la progression peut être poursuivie modérément suivant les indications données en prévention. Un antalgique simple comme l’aspirine ou paracétamol (Dalfalgan, Doliprane) suffit.
MAN modéré
( score de 4 à 6 ) : le repos à la même altitude est impératif jusqu’à une amélioration des signes. On évitera les somnifères, et l’alcool est totalement à proscrire.

MAM sévère
( le score dépasse 6 ) : descente immédiate impérative ( 500 m peuvent suffire).
Un diurétique paraît efficace (Lasilix R). L’acetazolamide (Diamox) n’est pas efficace à des doses inférieures à 1,5 gr/jour. On décrit des effets secondaires : picotement des extrémités, goût désagréable de l’eau gazeuse. Attention aux contre-indications, donc consultation médicale avant départ en trek d’altitude fortement recommandée pour ce type de prescription.

OPHA ( Œdème Pulmonaire de Haute Altitude )

L’OPHA est une complication grave du MAM.
L’altitude de survenue varie entre 2 000m à 7 000m, dans 85% des cas entre 3 000m et 4 500m. Dans les Alpes, en refuge à 4 500m, une personne sur 588 nuitées est évacuée pour OPHA, une sur 4 000m au mont Rose ( 2 795m ). La cause est généralement une montée trop rapide en altitude.

FACTEURS FAVORISANTS ET PREDISPOSANTS

L’incidence de l’OPHA du sujet non acclimaté varie entre 0,5% et 5%.

La prédisposition est vraisemblablement génétique
Le froid, l’exercice intense, la déshydratation ( par insuffisance de boisson ou diarrhée persistante, conséquence d’une « turista » ), la vitesse d’ascension, sont des facteurs favorisants.
Les personnes jeunes sont plus sujettes à l’OPHA

LES SIGNES

Des signes respiratoires de début sont volontiers nocturnes : difficulté à respirer au repos, toux sèche puis mousseuse, râles pulmonaires constatés par l’entourage, parfois douleurs thoraciques, somnolence.
La survenue nocturne de l’OPHA doit faire contre indiquer l’absorption de somnifère pour lutter contre l’insomnie, d’autant plus si le sujet dort seul sous une tente.

TRAITEMENT

Descente immédiate à une altitude inférieure
Nette amélioration après une descente de 1 000 m, voir 500 m. Mille mètres de dénivelé ne sont pas toujours aisés à réaliser, d’où l’importance extrême d’une montée progressive en altitude avec des efforts très modérés.
Tout signe respiratoire anormal en altitude
doit être considéré comme un début d’OPHA. Tout retard dans le traitement peut entraîner la mort (11% des cas)
Administration d’oxygène quand on en dispose (cher et difficile à transporter)
Mieux, le sac de recompression : léger et portable (4kg) il permet une suppression équivalente à une descente de 1 500 m à 2 000 m. Temps nécessaire : De 2 à 6 heures.
Diamox ( voir paragraphe MAM sévère )

OCHA ( Œdème Cérébral de Haute Altitude )

Forme sévère du MAM, il est rare en dessous de 3 000 mètres et touche 1 à 2 % des sujets au-dessus de 4 500m.

LES SIGNES

Maux de tête intense non soulagés par les antalgiques, et vomissements.
Il faut prêter attention aux modifications de l’humeur, du comportement, du jugement, à une démarche un peu titubante, à des troubles de fixation, des signes témoins d’une atteinte nerveuse.
Le coma peut survenir rapidement et la mort en quelques heures.

TRAITEMENT

La descente impérative et rapide doit être précocement décidée avant que les troubles de la conscience ne la rendent difficile.
Administration d’oxygène, caisson hyperbare, corticoïdes, mais dans tous les cas : DESCENDRE

ET RAPPELEZ-VOUS QUE JAMAIS UN MEDICAMENT

NE REMPLACERA UNE ACCLIMATATION NATURELLE INDISPENSABLE.

 

 

 

 

 

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